Longtemps, j’ai cru qu’il fallait faire. Être parfait. Être fort. Être à la hauteur.
J’ai fait ce qu’on attendait de moi : les bonnes études, les bonnes fréquentations, les bons métiers. J’ai coché toutes les cases. J’ai été un bon élève, un bon collègue, un bon fils, un bon ami.
Et puis un jour, tout s’est mis à craquer.
Pas un grand effondrement, mais une usure.
Un glissement lent, profond, insidieux.
Je n’arrivais plus à avancer.
J’étais fatigué.
Éloigné de moi-même.
Et je ne savais même plus ce que « moi » voulait dire.
J’ai quitté Paris. J’ai quitté l’industrie du luxe.
Je me suis formé à la naturopathie, à la nutrition, à la phytothérapie.
J’ai commencé à accompagner des sportif.ve.s, des cadres, des dirigeant.e.s.
Tout semblait fonctionner.
Mais je vivais encore dans le contrôle :
de mon alimentation, de mon corps, de mon image, de mon quotidien.
Je cherchais encore l’Amour là où il n’était pas.
Je faisais tout pour “aller bien”.
Mais j’étais à côté de moi.
Et puis la Vie m’a réveillé.
Pas par une grande illumination mystique.
Par des secousses. Des confrontations.
Elle m’a mis face à moi-même. À mes blessures. À mes illusions.
Et elle continue.
Je ne prétends pas avoir tout transcendé.
Je vis encore des situations très inconfortables, parfois très dures.
Des expériences relationnelles qui me poussent dans mes retranchements.
C’est violent parfois. Injuste. Déroutant.
Mais c’est là que j’apprends le plus.
C’est là que je reviens, chaque jour, à l’essentiel :
l’Amour. Pas celui qu’on attend de l’autre.
Celui qu’on choisit de se donner, pour rester debout, aligné, vivant.
Je ne dis pas que tout est “parfait”.
Je dis que tout ce qu’on vit peut devenir un espace d’enseignement.
Et je n’ai pas fini d’apprendre.
Je ne suis pas un maître, ni un modèle.
Je suis un être humain en chemin,
qui s’est perdu et qui a appris à revenir à lui.
Je ne suis pas là pour te dire quoi faire.
Je suis là pour t’aider à écouter ce que la Vie te souffle.
À travers tes émotions. Ton corps. Tes relations. Tes silences.
Je t’accompagne parce que je crois qu’on n’a rien à guérir.
Rien à mériter.
Seulement à se reconnecter à ce qui est déjà là.
Et parfois, on a juste besoin d’un espace.
D’un regard bienveillant.
D’un miroir qui ne juge pas.